Calendrier 2007

 

                                                                                  

Fais-moi un signe / carte blanche à Jean-Claude Loubières   

17 mars - 10 juin     

 

Les artistes en maniant pensée et matière, participent à l’élaboration de langages. Avec des codes de couleurs propres, des registres de formes, des déclinaisons de signes, ils inventent la lecture d’un monde de plus en plus complexe.

Qu’il s’agissent de travailler sur les conditions et les modes d’apparition -ou de disparition- de l’écriture, d’associer l’écrit à l’image, de transformer l’écriture en image, le sens de celle-ci se trouve enrichie par ces mises à distance : jeux de mots, graphismes non fonctionnels, écritures fictionnelles, objets et livres d’artistes sont autant de propositions qui invitent à explorer les révélations de l’écriture.

Jean-Claude Loubières s’est choisi quelques acolytes pour s’aventurer dans les champs de la poésie, de la peinture, du graphisme, de l’installation et de la vidéo.

Avec Jean-Claude LOUBIERES, Jean REDOULES, Laurent SFAR, Sandra FOLTZ, Hervé BIZE, Pascal MAHOU, Frédéric DUMOND.

Nous avons voulu nous saisir de cette thématique prisée par de nombreux artistes de toutes disciplines, pour en croiser les manifestations, en pointer la multiplicité et la diversité, à l’occasion de l’ouverture l’été prochain du Musée Champollion, les écritures du monde à Figeac, qui s’associe à cette manifestation, tout comme le Musée Rignault à Saint-Cirq-Lapopie.

Vernissage samedi 17 mars à 18h30

 

 

FLUX-2   1er juillet >  23 septembre

Pour la quatrième année consécutive, l’art contemporain s’installe pour l’été dans les villages de la vallée du Lot entre Cajarc et Saint-Cirq-Lapopie, le parcours amène les visiteurs à découvrir les œuvres d’art contemporain jusque dans les villages de Tour-de-Faure, St-Martin-Labouval, Cénevières, Calvignac et Larnagol.

Artistes déjà confirmés ou prometteurs, inspirés par le contexte local ou global, ils cohabitent dans ce programme et se découvrent des problématiques communes qui convergent autour d’une réflexion dynamique entre le naturel et l’artificiel. Question contemporaine s’il en est, cette articulation se répercute à toutes les strates de la société, la culture et l’art, la science et la vie quotidienne : l’éthologie et la bioéthique inspirent l’essentiel du travail de Ivana Adaime-Makac ; l’expérience scientifique, sa rigueur et ses limites animent les machines absurdes de Valère Costes ; TODT s’inquiète depuis plusieurs décennies des questions de politique environnementale ; Vaeceslav Druta interroge l’actualité des traditions agraires ; Cyril Hernandez inscrit une dimension ludique et musicale dans un ensemble architectural, Monika Kulicka invite les habitants à poursuivre son œuvre dans l’espace public alors que Muriel Rodolosse force l’intimité de plusieurs maisons en y présentant ses peintures.

FLUX-2 associe la dynamique des artistes invités à la vie des villages et aux variations du paysage des rives du Lot.

Vernissage dimanche 1er juilet à 11h à Cajarc

 

CAJARC - Centre d'art contemporain Georges Pompidou - 1er juillet > 23 septembre

"PRODUCTS" de TODT                                                                                                 

Première exposition en France pour ce trio d’artistes américains qui revendique son caractère iconoclaste par la mise en espace d’une œuvre proliférante, radicale dans son interrogation des grands sujets sociaux et politiques : le surarmement américain, la limitation des libertés dans la vie sociale, le bouleversement environnemental. Dessins, sculptures, photographies et installations constituent une exposition tour à tour grave et drôle, et qui offre un tour d’horizon de l’œuvre de cette fratrie où chaque individu disparaît derrière le collectif pour dire d’une seule voix depuis une vingtaine d’années, la diversité et la richesse d’une constante interrogation sur le monde et son devenir.

Ils ont entre 50 et 63 ans et vivent dans l’état de New York. Ils appartiennent à cette génération d’artistes qui dans les années 70 ont largement contesté l’ordre établi. Fidèles à un certain esprit rebelle et notamment à la pression sociale qui fait de l’artiste un ange déchu, un mythe ou un héros, ils réalisent une œuvre collective éclectique, rapprochant des objets au kitsch gore et des dessins cliniques, des sculptures monumentales et des installations intimistes. Usant de détournements fréquents des codes de sécurité (des grandes entreprises par exemple), ils questionnent l’absurdité des règles en société, créés des armes pour mieux afficher leur détermination à ne pas s’en servir. Ostensiblement grotesques et chargées de références culturelles, leurs mises en scènes ironiques définissent le cadre d’un théâtre du monde

Une pièce visionnaire : cette photographie seule vestige d’une sculpture réalisée en 1987 représentant une arme de leur invention devant le World Trade Center à New York. L’arme aussi a disparue…

 

Peinture chez l'habitant < Muriel Rodolosse  

Un couple d’habitants s’est prêté au jeu de l’artiste pour définir avec elle le sujet d’une peinture où se mêlent toujours les enjeux du corps celui de l’humain et celui de l’animal. La seule condition posée comme règle du jeu est d’accepter de présenter le tableau réalisé, dans le lieu de vie familial. Les conditions de ces visites sont définies ensemble. Muriel Rodolosse pratique aussi des actions participatives autour du vêtement (« Passes-moi ta manche, j’te files mon col ») qu’elle a voulu ici expérimenter avec la peinture. Trois familles, à Cajarc, Tour de Faure et Saint-Cirq-Lapopie ont accepté de tenter l’aventure.

Rencontre sur rendez-vous au 05 65 40 78 19.

            

 

LARNAGOL - ORANGERIE DU CHATEAU - 1er juillet > 2 septembre

Vaeceslav Druta cherche à inventer de nouvelles formes de communication à partir de l’imagerie populaire rurale, des histoires de la vie quotidienne et de l’actualité. Originaire de Moldavie, son travail se réfère à une situation sociopolitique et au désir d’en échapper. Il utilise peinture, musique, vidéo, performance, installation pour appeler la participation des habitants, principaux protagonistes de ses réalisations. Son projet pour Larnagol doit combiner une sculpture interactive installée sur la terrasse du château et des films courts  en vidéo.

Tous les jours de 15h à 19h– entrée gratuite

 

 

CALVIGNAC - SALLE PAROISSIALE - 1ER JUILLET > 2 SEPTEMBRE

« Mausolée pour un mulot » d'Ivana Adaime-Makac

A la gloire d’un tout petit animal des champs, anonyme et insignifiant, ce mausolée est l’occasion d’une installation précieuse et lumineuse, où la sculpture de verre s’anime d’images en mouvement.

Tous les jours de 15h à 19h. – entrée gratuite

 

 

SAINT-MARTIN-LABOuval - Ancienne épicerie du village - 1er JUILLET > sEPTEMBRE

Valère Costes crée des décalages dans la reproduction d’un processus naturel en lui faisant subir quelques distorsions pour affirmer un parti pris de distance par rapport au concept du naturel et du sauvage.

Il élabore des machines savantes pour reproduire le souffle du vent dans les herbes hautes, la tempête ou les vagues, fait voler des feuilles artificielles et en l’occurrence ici, dans le territoire de la vallée du Lot, reproduire le principe de la fabrication des concrétions minérales…

A l’épicerie, Ivana Adaime-Makac installe en grande théâtralité une sculpture vivante au design high tech : un vivarium grand luxe pour ses pensionnaires préférées. Les souris observées mettront à l’épreuve la patience des spectateurs. Là encore il est question de retournement : le regardeur est piégé dans l’attente du mouvement et de l’apparition des animaux, et devient le regardeur regardé.

Tous les jours de 15h à 19h. – entrée gratuite

En partenariat avec le comité des fêtes du village dans le cadre de village éphémère

 

 

TOUR DE FAURE - Place de la mairie - a PARTIR DU 1ER JUILLET 2007

Monika Kulicka questionne les stéréotypes liés à l’artificiel, la mort, le vivant, la supériorité préconçue de l’humain et l’omnipotence de la technologie. Elle développe des projets qui engagent les forces naturelles et appellent à la coopération active du monde végétal. En résidence à Saint-Cirq-Lapopie, Monika entend impliquer les habitants dans la réalisation de sculptures "vivantes", à partir d’arbres cobayes dont il faudra suivre le développement de manière durable. C’est ce qu’elle engage avec les Mairies de Tour-de-Faure et de Cénevières, et leurs habitants.

Peinture chez l'habitant

Muriel Rodolosse (Voir Cajarc)

 

 

SAINT-CIRQ-LAPOPIE -  1ER JUILLET > 2 SEPTEMBRE

MAISONS DAURA - RESIDENCES INTERNATIONALES D'ARTISTES REGION MIDI-PYRÉNÉES

Dans les jardins

Le Caldérophone - Cyril Hernandez

Hommage à Alexandre Calder, l’instrument réalisé pour le lieu et à son échelle, combine un premier mobile de 9 cymbales (comme les 9 planètes de notre système solaire) jouées par le public, et un second constitué de haut-parleurs qui diffusent une composition électro-acoustique en écho aux ambiances sonores rencontrées par l’artiste lors de son séjour dans le village à l’automne 2006.

Cyril Hernandez est percussionniste, interprète, improvisateur et compositeur. Il a conçu plusieurs performances et spectacles qui ont en commun de questionner notre rapport à l’espace public, de jongler avec le temps et le rythme, de mettre en jeu notre relation avec les machines et la technologie.

 

La Galerie

FLUX-2 : une synergie pour 7 artistes

Chacun des 7 artistes présenté à l’occasion de ce parcours 2007 a confié une œuvre ou/et des travaux préparatoires à Martine Michard et Stéphane Marchais : dans ce qui ressemble plus à un laboratoire d’idées qu’à une exposition au sens classique du terme, ils ont associé dessins, photographies, objets et animaux renouant avec le principe même des ateliers d’artistes.

Tous les jours de 10h à 13h et de 15h à 19h – entrée gratuite

 

Projection nocturne sur des maisons du village

Ivana Adaime-Makac

Ivana simule une invasion de souris sur les murs du village. Projetées à l’échelle des bâtiments médiévaux, ses vidéos d’animaux observés dans leur environnement de laboratoire, prennent alors une dimension inquiétante : distordus par les contraintes de l’architecture, les animaux se transforment en monstres aux corps morcelés ; les rôles s’inversent, d’observateurs, nous humains devenons alors les animaux d’un autre laboratoire.

Tous les jours de 22h à 24h.

 

Peinture chez l'habitant

Muriel Rodolosse (voir Cajarc)

 

Les œuvres de Ivana Adaime-Makac, Valère Costes, Vaeceslav Druta, Cyril Hernandez, Monika Kulicka, Muriel Rodolosse ont été réalisées en écho à leur perception du territoire de cette portion de vallée, lors de leur séjour résidentiel à l’automne 2006 ou  au printemps 2007 aux Maisons Daura, résidences internationales d’artistes – région Midi-Pyrénées.

Le parcours en vallée du Lot est réalisé par la Maison des arts Georges Pompidou, centre d’art contemporain et résidences d’artistes, en partenariat avec l’association Oltis, Calvignac et les Abattoirs Toulouse. Il s’inscrit dans le programme « Inventer le présent »

 

La journée d’inauguration du dimanche 1er juillet démarre à 11h au centre d’art de Cajarc avec l’exposition de TODT, suivi d'une pause buffet (participation 10 € sur réservation avant le 22 juin), et se poursuivra tout l’après-midi avec une fin de parcours prévue vers 17h30 à Saint-Cirq-Lapopie.

Un bus de 50 places assure le circuit complet et vous ramène à Cajarc ou à tout autre point d’arrêt demandé sur la D662.

 

dossier de presse ÉTÉ 2007

 

 

ONE YEAR FALLING / CATHARINA VAN EETVELDE

14 octobre - 23 décembre

 

Catharina van Eetvelde dessine. Elle intervient dans le livre, la vidéo, l'installation et la performance comme dans autant d'espaces susceptibles d'être investis par la flexibilité du dessin.

Ses travaux visent à en exploiter toutes les potentialités et à explorer toutes les connexions possibles entre le fonctionnement aléatoire de la pensée, son articulation par le langage, et le tracé matérialisé sur le support. Dans ses réalisations, elle débarrasse le dessin de ses scories pour créer les conditions d'une construction mentale et poétique à mi-chemin entre le réel et le fantasme.

                                     

Dessins, films d’animation et installations

L’artiste s'accroche à des détails, des presque riens, et remonte de fil en aiguille ses intuitions, pour capturer des instants fragiles. ...

Je me sens à l'aise avec l'idée de dessiner lentement - l'œuvre terminée devient la preuve physique du temps passé je base mon dessin sur l'organisation de particules, de sorte que les contours disparaissent et que la flexibilité existe à l'intérieur du dessin. Cette lente occupation à la fois du temps et de l'espace devient fluide et détermine ma perception visuelle - le procédé esthétique n'étant ainsi statique qu'à première vue. Le travail en série traduit cette idée à une plus grande échelle où chaque dessin devient à son tour une particule.

Une exposition en partenariat avec l’Ecole des Beaux-arts de Marseille pour la publication du premier livre de l’artiste.