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Pour la quatrième année consécutive, l’art contemporain s’installe pour l’été
dans les villages de la vallée du Lot entre Cajarc et Saint-Cirq-Lapopie, le
parcours amène les visiteurs à découvrir les œuvres d’art contemporain
jusque dans les villages de Tour-de-Faure, St-Martin-Labouval, Calvignac et
Larnagol.
Artistes déjà confirmés ou prometteurs, inspirés par le contexte local ou global,
ils cohabitent dans ce programme et se découvrent des problématiques
communes qui convergent autour d’une réflexion dynamique entre le
naturel et l’artificiel. Question contemporaine s’il en est, cette articulation
se répercute à toutes les strates de la société, la culture et l’art, la science
et la vie quotidienne : l’éthologie inspire l’essentiel du
travail de Ivana Adaime-Makac ; l’expérience scientifique, sa rigueur et ses
limites animent les machines absurdes de Valère Costes ; TODT s’inquiète
depuis plusieurs décennies des questions de politique environnementale ;
Veaceslav Druta interroge l’actualité des traditions agraires ; Cyril Hernandez
inscrit une dimension ludique et musicale dans un ensemble architectural,
Monika Kulicka invite les habitants à poursuivre son œuvre dans l’espace public alors que Muriel Rodolosse force l’intimité de plusieurs maisons en y
présentant ses peintures.
FLUX-2 associe la dynamique des artistes invités à la vie des villages et aux
variations du paysage des rives du Lot.
Le catalogue actuellement en préparation sera disponible début août.
DU 1er JUILLET AU 23 SEPTEMBRE A CAJARC
TODT
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Première exposition en France pour ce trio d’artistes américains qui revendique son caractère iconoclaste par la mise en espace d’une œuvre proliférante et radicale. Dans son interrogation des grands sujets sociaux et politiques figure le surarmement américain, la limitation des libertés dans la vie sociale, le bouleversement environnemental.
Dessins, sculptures, photographies et installations offrent un tour d’horizon de l’œuvre de cette fratrie où chaque individu disparaît derrière le collectif pour dire d’une seule voix depuis une vingtaine d’années, la diversité et la richesse d’une constante interrogation sur le monde et son devenir.
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MURIEL RODOLOSSE : VOIR EN FIN DE PAGE
DU 2 JUILLET AU 2 SEPTEMBRE A L'ORANGERIE DU CHÂTEAU DE LARNAGOL
VEACESLAV DRUTA
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Veaceslav Druta cherche à inventer de nouvelles formes de communication à partir de l’imagerie et des traditions populaires rurales. Originaire de Moldavie, son travail se réfère à une situation sociopolitique et au désir d’en échapper. Il utilise peinture, musique, vidéo, performance, installation pour appeler la participation des habitants, principaux protagonistes de ses réalisations. A Larnagol, il combine des installations interactives, ici des instruments de musique sur dimensionnés, avec lesquelles le public est invité à « jouer », et des peintures réalisées à partir de substances animales (lait, bouses…) qui font donc appel à tous les sens . |
DU 2 JUILLET AU 2 SEPTEMBRE A CALVIGNAC
IVANA ADAIME-MAKAC
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Entre fascination et observation du règne animal, Ivana Adaime-Makac soumet le spectateur à une étrange contemplation.
Dans ses travaux vidéo elle met en scène des petits animaux vivants, qu’elle plonge dans un univers artificiel. Ils se retrouvent alors acteurs de fictions minuscules, d’expériences pseudo-scientifiques, de micro évènements. A Calvignac elle présente "Expérience éthologique N°1" une vidéo de 2006
des criquets pélerins accomplissent des actions vitales, (manger, dormir, se battre, agoniser…) mais il ne se passe pas grand chose, à la différence des documentaires animaliers où l’on cherche toujours à créer un récit dynamique.
"Le mausolée pour un mulot noyé" est un objet précieux crée pour un animal anodin.
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DU 2 JUILLET AU 2 SEPTEMBRE A SAINT-MARTIN-LABOUVAL
VALÈRE COSTES
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Valère Costes crée des décalages dans la reproduction d’un processus naturel en lui faisant subir quelques distorsions pour affirmer un parti pris, une distance par rapport au concept du naturel et du sauvage. «L’univers de Valère Costes est peuplé de robots de tout genre qui s’escriment à mouvoir leurs bras mécaniques et leurs végétations de plastiques. La maladresse et le manque d’assurance de leur chorégraphie alliés à la nature artificielle des végétaux, ajoutent au dérisoire et au burlesque de ses dispositifs.» G. Mansart)
En résidences aux Maisons Daura, il s'est intéressé aux concrétions minéraleset nous propose des stalagmites "plus vraies que nature". L’artiste dit: «Dans mon activité, les comportements humains côtoient ceux de la nature, l’artificiel engendre des transes, le vivant se fige et la matière s’anime, les repères tombent et se disloquent, les pistes se brouillent et les histoires deviennent possibles."
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Ivana Adaime-Makac
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"(…) Ivana Adaime Makac propose une démarche originale, abordant le sujet-animal, (…) sans volonté d'emprise et sans ethnocentrisme. (…) Ici, elle installe un cube-refuge dont les parois ne sont pas de verre transparent livrant les rongeurs à des regards intrusifs, mais de miroirs, renvoyant l'observateur à sa propre image, son absence de neutralité étant ainsi mise en évidence. Il nous faudra composer avec le vouloir des animaux, faire preuve de patience en attendant que les souris aient envie de quitter leur pseudo captivité et qu'elles se risquent à l'extérieur de leur vivarium pour se nourrir, jouer ou explorer la surface métallique, noire et lisse de leur nouvel espace de vie. Chacune a son histoire, ses particularités, sa personnalité, certaines étant portées, plus que d'autres, à l'entraide ou à la rivalité, à la peur ou à la curiosité, toutes participant à la mise en scène d'improvisations en vues desquelles l'artiste se contente d'offrir un dispositif.»
Evelyne Toussaint, Juin 2007 |
DU 2 JUILLET AU 2 SEPTEMBRE A TOUR DE FAURE
MONIKA KULICKA

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Monika Kulicka est née en 1963 en Pologne. Depuis elle a vécu et dévellopé son travail d’artiste à New-York pendant une dizaine d’années avant de venir s’établir en France depuis 3 ans. Elle questionne les stéréotypes liés à l’artificiel, à la mort et au vivant, à la supériorité préconçue de l’humain et à l’omnipotence de la technologie. Elle développe des projets qui engagent les forces naturelles et appellent à la coopération active du monde végétal.
En résidence à Saint-Cirq-Lapopie, Monika cherche à impliquer les habitants dans la réalisation de sculptures «vivantes», à partir d’arbres cobayes et de meubles en bois «greffés» dans leur tronc, dont il faudra suivre le développement de manière durable. C’est ce qu’elle engage avec le village de Tour-de-Faure et ses habitants. |
MURIEL RODOLOSSE : VOIR EN FIN DE PAGE
DU 2 JUILLET AU 2 SEPTEMBRE A SAINT-CIRQ-LAPOPIE
MAISONS DAURA - RESIDENCES INTERNATIONALES D'ARTISTES - REGION MIDI-PYRÉNÉES
Dans les jardins :
CYRIL HERNANDEZ
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Cyril Hernandez est percussionniste, interprète, improvisateur et compositeur. Il a conçu plusieurs performances et spectacles qui ont en commun de questionner notre rapport à l’espace public, de jongler avec le temps et le rythme, de mettre en jeu notre relation avec les machines et la technologie. Hommage à Alexandre Calder, l’instrument réalisé pour le lieu et à son échelle, combine un premier mobile de 9 cymbales (comme les 9 planètes de notre système solaire) jouées par le public, et un second constitué de haut-parleurs qui diffusent une composition électro-acoustique en écho aux ambiances sonores rencontrées par l’artiste lors de son séjour dans le village à l’automne 2006.
Installé dans les jardins des Maisons Daura, le Caldérophone va faire sonner l’ensemble architectural médiéval que constitue le site des résidences d’artistes mêlant les sons acoustiques et électroniques. Cyril Hernandez propose à l’occasion du vernissage du parcours le 1er juillet une performance autour de ce dispositif musical.
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Dans la galerie :
Exposition collective de tous les artistes exposant sur le Parcours d'art contemporain en vallée du Lot
MURIEL RODOLOSSE à cajarc, tour de faure et saint-cirq-lapopie
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Muriel Rodolosse inverse le processus, en peignant à l’envers. Elle met la peinture à distance, derrière du plexiglas. Le tableau trouble le regard : il place le spectateur face à une peinture qui ne se donne pas d’emblée.
Lise Ott a écrit : « Tout est favorable, dans une première instance, à la confusion des repères, qu’il s’agisse de l’iconographie, des situations mises en scène, des rapports d’échelle, de la matérialité des supports, ou même de la qualité de présence qui émane des choses »
Muriel a souhaité inviter des habitants dans l’élaboration de ses oeuvres afin d’établir un échange, de mesurer l’écart et l’apport de la rencontre. Trois tableaux ont été réalisés, trois tableaux pour trois familles qui ouvrent leur porte au public durant le parcours d’art contemporain en vallée du Lot. |
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