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Les chaussures rappellent ici la référence à la marche qui constitue une attitude artistique chère à Marie-Ange Guilleminot.
Dans le film « Nuits blanches », l’artiste, victime à l’époque d’insomnies, se promène vêtue d’un manteau de lumière à travers les rues désertées d’une ville la nuit. Entre la sphère de la création plastique et la nécessité de soigner, cette oeuvre fait également du corps mobile une apparition nocturne et spectrale qui parcourt le tissu urbain comme une hantise. Filmée de telle manière que son visage n’apparaisse jamais, l’artiste qui semble glisser dans la ville dont elle est une résidente de passage et impalpable, déplace son mystère densifié par la solitude, l’isolement de son personnage. Apparition en mouvement, elle traverse l’espace en imprimant en son sein une trace lumineuse et sans visage, une image sans légende. |