Sophie Ristelhueber poursuit vingt ans de photographies sur des frontières, des espaces qui s’emboîtent, s’effondrent, des couches de territoires qui s’accumulent – « des traces de sutures », dit-elle. Sur un monde qui se construit, se détruit, se reconstruit.
« Je me sens à mille lieues d’un reporter et mes images ne sont pas une alternative à leur travail. Où que j’aille, les lieux ne sont que des matières premières. » (...)
C’est pourquoi, lorsqu’elle évoque un territoire en partage avec Ossip Zadkine, le jardin du Luxembourg, puisqu’il s’agit de lui, n’apparaît pas comme un lieu de jeu et d’insouciance.
Ou lorsqu’elle se représente, les pieds ballants au-dessus d’un sol amplement foulé, s’associant le propos d’un écrivain, sa perception de l’espace gagne la puissance d’une réflexion critique sur notre rapport au monde.
Autoportrait 1999-2005
Photographie couleur, tirage jet d’encre
Courtesy Catherine Putman
BIOGRAPHIE
Née en 1949 à Paris, où elle vit et travaille
EXPOSITIONS (Sélection)
2005
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Géographiques L'Aquarium, Valenciennes
WB, MAMCO, Genève
2002
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L’Air est à tout le monde III
Luxembourg, Musée Zadkine, Paris
2001
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L’Air est à tout le monde II
2000
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L’Air est à tout le monde I
Les Rencontres de photographie, Arles Dead Set, 2000
1997
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Sophie Ristelhueber : la campagne, Galerie Arlogos, Nantes
1995
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Les barricades mystérieuses II Cabinet des estampes du Musée d’art et d’histoire, Genève