Marcher...

Des artistes se saisissent de l'expérience de la marche pour faire oeuvre

     

 

La Bacchante - Marc  Desgrandchamps - 2005

Lithographie - 152 x 110 cm

 
 

Une exposition déployée sur quatre sites dans le Lot

Du 18 mars au 11 juin 2006

Maison des arts Georges Pompidou à Cajarc

Musée Rignault à Saint-Cirq Lapopie

Musée Zadkine et Ateliers des Arques, aux Arques

Espace Patrimoine, Château de Carennac,(18 avril – 11 juin)

 

La figure de l’homme qui marche signe une des représentations humaines les plus valorisées. Aussi, l’expérience de la marche fait-elle l’objet d’un vaste panorama que les artistes continuent d’enrichir de multiples façons.

Les œuvres présentées ici, gravures, sérigraphies, photographies, vidéos, en témoignent.

La marche comme quête existentielle, exploratoire, diététique... et la marche comme fugue, fuite, figure de l’exil et de l’errance absolue, se croisent et interfèrent dans le dialogue entre les oeuvres.

Qu’ils s’attachent particulièrement aux espaces naturels ou, au contraire, ne s’intéressent qu’à l’exploration urbaine, la plupart des artistes considèrent la marche comme une nécessaire manière d’appréhender le monde. Leur pas entraîne la pensée et articule le regard:Je marche, donc je suis ...

En dehors de toute convention, la pratique de la marche reflète une forme de résistance au prêt à penser, au consumérisme et à la facilité. Mode de déplacement élémentaire, la marche est tout autant l’ultime recours des plus démunis – les exils contraints de ces dernières décennies ont changé le monde à plus d’un titre -, qu’un luxe exemplaire – le temps qu’elle induit éloigne des pressions sociales de productivité, du « privilège » de la vitesse et du sens convenu d’une certaine modernité.

Les artistes naviguent entre ces paradoxes, ils ont le choix des voies qu’ils explorent, des territoires qu’ils nous invitent à découvrir. Leur énergie va de pair avec la sensibilité et la fragilité qu’ils convoquent et engendrent.

L’exposition propose moins d’illustrer une thématique que de donner à voir ces pratiques artistiques qui sont autant de points de vue et d’expériences de la condition de l’homme contemporain.

Cet événement déployé sur 4 sites dans le département du Lot, s’inscrit dans la foulée du « printemps de l’estampe », en développe le concept et l’élargit à la notion de multiple. Les artistes revendiquent ici les supports du multiple comme œuvre à part entière. Le principe des multiples (estampes mais aussi photographies, tirages laser, photocopies, vidéos, sérigraphies, objets…) adhère à l’époque et induit des choix technologiques pertinents en termes de coût des œuvres, de recherches de nouveaux supports... L’exposition reflète cette tendance… dans le pas des artistes.

Dans le même esprit, et pour favoriser l’accès au plus grand nombre de visiteurs, des visites commentées, une conférence, la projection d’un film 35 mm, mais aussi des « promenades vagabondes », et des lectures sont proposées tout au long de l’exposition sur chacun des sites.

 

 

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