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« Ma musique met le corps du musicien en avant. Je trace un chemin où le corps est musicien de tout.
Mettre en musique notre relation à l’espace, aux objets, à leurs matières et à leurs sons.
Le son est issu d’objets trouvés in situ, d’objets bruts recyclés et détournés, et d’instruments au sens plus traditionnel. (...)
Se réapproprier l’espace public, le donner à entendre, à voir, le redécouvrir devient alors un acte de résistance. Perturber le sens et les sens en détournant par le son et la scénographie, le lieu « de la manifestation ». Ma musique déuniformisera l’espace public : c’est un mouvement pour inverser la tendance.
Le public est un orchestre modulaire, le spectateur un citoyen musicien. »
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