Maison des arts Georges Pompidou
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PROGRAMME 2009

# AXIOMA | Kees de Goede

Peinture dessin installation

10 octobre > 24 décembre

Vernissage le samedi 10 octobre à 18h en présence de l'artiste

EN PARTENARIAT AVEC L'AMBASSADE DES PAYS-BAS

ouvert du mardi au dimanche de 14.00 à 18.00

 

 

Kees de Goede peint depuis de nombreuses années. Il est un artiste reconnu dans son pays la Hollande, mais peu connu à l’étranger et notamment en France où il vit pourtant une partie de l’année, dans le nord Aveyron voisin.

 

Des travaux très différents (peinture, dessins, photographies et maintenant objets) donnent à son œuvre la qualité d’une investigation soutenue, d’une interrogation permanente sur l’adéquation des supports au sens. Quels qu’ils soient, Kees cherche toujours à créer un espace en 3 dimensions : il y a tant de profondeur dans ses grands formats monochromes dessinés au charbon, que chaque élément semble pouvoir se détacher dans la succession des plans. Ses toiles antérieures tendues avec des branches d’arbre créent des accidents volumétriques dont la peinture se joue pour absorber ou contourner ces états de surface.


Quatre travaux différents composent l’exposition au centre d’art contemporain Georges Pompidou.


Les derniers tableaux oblongues, de taille variable relativement modeste, sont le pendant organique des journaux peints où le réel martèle son obsédante violence. Ici, le regardeur perçoit le geste dans la trace de la brosse, les coulures, les flux de l’huile, une fluidité toute empreinte de vision pure. Le regard est aspiré par un tourbillon de peinture, englouti dans les tissus macroscopiques que crée l’association des matières et des couleurs, rattrapé par les bords souvent cerclés du tableau. L’artiste invite à un voyage aux origines de la peinture : un pur espace mental où projeter son propre imaginaire sans qu’une image prévale sur une autre pour la simple raison qu’elles y sont toutes contenues.


La série des journaux peints est ici présentée dans son ensemble pour la première fois. Depuis plus de vingt ans, Kees de Goede collectionne des journaux, de partout où l’ont conduit ses déplacements. Que les pages choisies aient trait à des évènements de l’actualité locale ou internationale, des faits divers ou de grands moments historiques, l’artiste opère par recouvrements avec de grands aplats de couleurs, des graffitis, des dessins dont le but est d’appuyer le sens des images pour révéler des tensions. Kees de Goede propose la représentation d’une expérience fragmentée de la vie quotidienne. Ces pages sont en quelque sorte le journal de bord d’une vie au bord du monde.


Dans un esprit similaire, les impressions numériques superposent aux pages de journaux choisies, des images de ciels nocturnes collectées sur les sites de la Nasa. Les pétillements d’étoiles fragmentent les images de fonds ou les subliment comme pour pointer l’impact médiatique et l’esthétique inquiétante de ces mêmes évènements, souvent dévastateurs.


Enfin, l’installation à laquelle s’applique pour la première fois l’artiste, propose les toutes récentes sculptures en fonte d’aluminium dorées à l’or et en verre produites pour cette exposition. Organisés dans un espace architecturé qui correspond à l’agrandissement des lignes de la main de l’artiste, le pain et le vin sont ici tout à la fois éléments référents aux choses simples de la vie et aussi métaphores de la consommation de l’art.


Plusieur évènements accompagneront l’exposition dont la projections des films de Jan Andriessen “Holland Licht” et d’un choix de documentaires de Johan van der Keuken.

 

 

 

ÉVÈNEMENTS PASSÉS

# RAHAN

Bande-dessinée 

Dans le cadre de La Bd prend l’air, festival de la Bande-Dessinée de Cajarc

22 au 30 septembre

> Centre d’art contemporain, Cajarc
> Tous les jours, sauf le lundi, de 14h à 18h
> Ouvert aussi de 10h à 13h les samedi 26 et dimanche 27 septembre
> Entrée libre

 

 

 

Le Coutelas en ivoire, collier de griffes ou encore tigre à dents de sabre: le monde de Rahan aime à confondre mythes et réalités. L’exposition propose de croiser le regard scientifique de l’archéologue et celui de l’amateur averti de BD pour démêler le vrai du faux, tout en épargnant la part de rêve que Rahan nous offre depuis 40 ans!

Cette exposition retrace le parcours de l’enfant des âges farouches. Elle est présentée au centre d’art contemporain en partenariat avec le Centre de Préhistoire du Pech-Merle et le festival La BD prend l’air à Cajarc les 26 et 27 septembre.


> Possibilité de visite de groupe le matin sur rendez-vous au 00 33 (0)5 65 40 78 19

Quelques liens:
> http://www.labdprendlair.net site de La Bd prend l’air, festival de la Bande-Dessinée de Cajarc
> http://www.rahan.org/ site de Rahan par Cheret & Lecureux.

 

 

# 'VEILLEURS DU MONDE 3'

Parcours d'art contemporain en Vallée du Lot

Art Orienté objet / Marion Laval-Jeantet & Benoît Mangin

Avec Amy Balkin, Akira Sunrise, Gilles Bruni, Romain Pellas, Seamus Farrell.

4 juillet > 13 septembre

Inauguration le samedi 4 juillet à 14h

Bus à disposition au départ de Cajarc, réservation conseillée au 05 65 40 78 19

 

 

«Veilleurs du monde» est un projet en perpétuel devenir initié en 1997 au Bénin par Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin (Art Orienté objet). C’est une suite de rendez-vous proposés à des artistes de tous les continents pour formuler en un lieu, en un temps, des réflexions et des propositions plastiques in situ autour des questions écologiques majeures. Le nom du projet est inspiré du Worldwatch Institute de Washington, organisme majeur de veille destiné à attirer l’attention des décideurs, des pouvoirs publics et des citoyens sur les catastrophes environnementales présentes ou à venir.
Si le troisième épisode de cette aventure s’inscrit dans le parcours d’art contemporain en vallée du Lot 2009, c’est que jamais sans doute l’humanité n’a eu autant conscience de la fragilité de notre écosystème, des conséquences de l’industrialisation et des mouvements d’échanges mondiaux en «Grenelle de l’environnement», les spécialistes, les politiques et les industriels du monde entier semblent au chevet de notre planète.
Par diverses expositions récentes et en cours, on voit aussi cette problématique de l’environnement revenir au sein des préoccupations artistiques.
Ce bouillonement créatif, il nous a semblé intéressant d’en être partie prenante au moyen d’une résidence dans une région relativement préservée, qui ne saurait se tenir à l’écart des grandes réflexions sur l’avenir de notre planète car elle est aussi l’un des berceaux de notre humanité. C’est également l’occasion de présenter ce débat, à la fois dans des structures traditionnellement dévolues à l’art et à la culture (Centre d’art contemporain, Maisons Daura) et directement dans l’espace public (oeuvres in situ dans la vallée).


AOo, été 2009


Le parcours d’art contemporain en vallée du Lot présente sa 6e me édition cette année. Il a reçu plus de 20 000 visiteurs en 2008 et en espe re au moins autant cette saison. Ce territoire reçoit avec bonheur les aventures artistiques depuis des millénaires. Les grottes ornées offrent une rencontre émouvante avec la gene se de l’histoire de l’art et le geste fondateur des premiers hommes. Les villages qui jalonnent la rivie re racontent tous des moments de l’histoire sociale, politique et économique de cette portion de vallée dont la splendeur des sites a inspiré de nombreux artistes. Dans ce contexte privilégié entre patrimoine et création, les artistes accueillis cette année en résidence proposent un projet qui lie art et environnement. Sujet dans l’air du temps, s’il en est, cette réflexion donne de l’écho aux problématiques du territoire. Ils ont observé, rencontré des habitants, des acteurs culturels et politiques. Leurs analyses des tensions et des enjeux liés a ces problématiques et la générosité de leurs propositions concourent a réactiver la perception des questions tant évoquées de développement durable. Les approches sont diverses et complémentaires mais toutes investissent ce rapport particulier d’une oeuvre a un site.
Loin d’une préoccupation romantique et nostalgique qui voudrait magnifier par l’image la beauté de la nature, le paysage n’est plus objet de contemplation de pure fusion, d’extase. Il est objet de discussions, de stratégies, d’actions. La nature et la plane te sont devenues denrées précaires et périssables.
Saisir les signes, les topographies, les typologies de l’environnement pour y déceler les potentialités de polémiques et de transgressions et donc renouveler le regard sur notre patrimoine commun, tels sont les enjeux de cette nouvelle édition du Parcours d’art contemporain en vallée du Lot. Il se déploie de Cajarc a Saint-Cirq-Lapopie avec des étapes dans chacun des villages de la vallée a Calvignac, Larnagol, Saint-Martin Labouval, Cénevie res et Cabrerets. L’exposition au centre d’art a Cajarc rassemble des oeuvres de chacun des artistes et évoque la dynamique collective qui régit l’ensemble du parcours. Plusieurs oeuvres sont a découvrir dans le paysage, elles se répondent et constituent une sorte de signal répercuté de village en village pour appeler la vigilance des veilleurs du monde. Chaque proposition d’artiste, réalisée in situ, invite le spectateur a s’interroger sur l’abîˆme qui s’ouvre sous ses pas, et sur l’étrange torpeur dans laquelle la beauté du paysage et la certitude de l’infinitude de l’humanité le plongent.

 

 

# ORIGRAM1.0, avec le bruit des libellules

SULTRA&BARTHÉLÉMY

art numérique

28 mars > 14 juin

Vernissage le samedi 11 avril à 18h

Rencontre avec les artistes le 28 Mars à 18h       

                                                                      

 

Ils travaillent ensemble depuis 1990 et produisent des œuvres qui sont autant d’opérations de dilatation et d’étirements en tous sens de l’image photographique.

 

 

Au-delà des catégories artistiques, scientifiques, technologiques, René Sultra et Maria Barthélémy agglomèrent différents champs de pensée et de recherche (philosophie, physique, sociologie…) pour construire une communauté du langage numérique. Cette dynamique de réflexion les amène à créer des images ludiques et colorées, qui s’animent et prennent de l’indépendance. Loin de la théorie de l’instant décisif, leurs images proposent plutôt des états probables, instables et transitoires.

Une de leurs dernières propositions fait se rencontrer un laboratoire de physique qui met au point des automates cellulaires et une unité industrielle fabriquant des tissus. Ainsi, ils re-matérialisent, donnent à voir et à comprendre différemment certains algorithmes mathématiques. Un motif basique (un cube bleu) associé à d’autres à l’aide de règles simples (si je suis éteint, je prends l’état de mon voisin de gauche, si je suis allumé…) créent des phénomènes imprédictibles et au final une iconographie nouvelle.

 

 

Un autre projet les réunit à une réflexion du politologue Sébastien Thierry autour du pliage métaphorique de l’habitant anonyme des tentes Quechua, mises en actualité par le mouvement ‘DonQuichotte’. Il faut 1, 2, 3 secondes pour voir fleurir ces habitats et quel effort de la pensée et du geste pour les réduire ensuite à leur moindre encombrement. L’art de l’origami est ici exploré via des logiciels d’architecture 3D.

Pour le centre d’art contemporain à Cajarc, ils installent ces objets polymorphes dans des dispositifs qui mixent les genres : de la science à la psychanalyse, en passant par l’industrie. Les outils  de la modélisation électronique, de la recherche mathématique sont mis à contribution, non pas pour illustrer mais pour faire l’expérience de l’instabilité de l’image.

Le spectateur vient activer ces environnements complexes où les questions du devenir de notre société numérique affleurent en permanence. En effet, dans l’articulation des réseaux qui organisent la circulation des informations, mais aussi des fluides, de l’économie, bref la totalité de nos sociétés contemporaines, un simple décalage, un moindre frémissement peut produire une mini – catastrophe, pour le pire ou le meilleur.

Sultra&Barthélémy mettent en perspective, avec humour et intelligence, l’introduction de ce grain de sable, de ce battement d’aile du papillon qui peut transformer le caillou dans la chaussure en une gigantesque faillite des représentations.

 

 

 

 

# DÉTOURS //// À L'ESPACE JEUNES DE FIGEAC

Vidéos d'artistes sur le thème de l'exil

Du 18 au 22 mars

> Dans le Cadre du Festival 'Le Chaînon Manquant' à Figeac

> Espace Jeunes et Cinéma Charle Boyer de Figeac            

 

Le centre d’art contemporain Georges Pompidou à Cajarc est heureux d’associer sa programmation à celle du Chaînon manquant à l’occasion de cette édition 2009.

Les œuvres choisies pour Détours font écho aux spectacles présentés à Figeac et Capdenac.

Deux options complémentaires y contribuent :

 

- une programmation de vidéos d’artistes à l’Espace Jeunes, du mercredi au samedi à 15h (durée 1h 30).

- la projection de 'Pour un instant de liberté' de Riahi, au cinéma Charles Boyer le dimanche 22 mars à 16h,

suivie d’un débat.

 

Le choix de l’Espace Jeunes pour lieu de projection est l’occasion d’associer un nouveau public, par essence curieux et soucieux d’échanges, à une problématique contemporaine partagée de par le monde, celle de l’exil et de ses aléas.

 

Le programme rebondit de documentaires expérimentaux en films d’artistes pour faire valoir les parcours d’hommes, de femmes et d’enfants qui, en quête d’une vie meilleure, font le pari de l’immigration. Pari risqué s’il en est. L’actualité égrène régulièrement, jusqu’à l’oubli et l’indifférence, la partie la plus visible de nombreuses tragédies qui y sont liées.

Qu’elles adhèrent à leur histoire personnelle, se saisissent de témoignages, jouent de singulières fictions ou qu’eux-mêmes soient engagés dans une réflexion sociopolitique, les propositions des artistes s’accompagnent toujours d’un regard aigu, lucide sur la réalité. Il ne s’agit pas de produire un discours sur le sujet mais bien de questionner le regard que nous portons sur les étrangers, nos voisins d’hier, d’aujourd’hui ou de demain.

 

Espace Jeunes

Avenue Philibert Delprat - 46100 Figeac

05 65 11 09 43

 

 

 

# SULTRA&BARTHELEMY //// LA MAISON DES ARTS À NEW-YORK !

MIC 2.0 / MADE IN CHINA 

Du 10 au 30 janvier

> The lab Gallery, 501 lexington avenue, New-York

                                                               

MIC – pour Made In China - propose un environnement kaléidoscopique d’images sous forme de plusieurs vidéos qui  colonisent le volume de la galerie et la transforment en boîte à images. Perçues depuis la rue, ces images renvoient au flux incessant de piétons qui se croisent sur les trottoirs de Lexington Avenue.

 

Il est en effet question d’une forme de mise en abîme. Les artistes ont construit une architecture en 3D à partir des caractères chinois de « Made in China ». Ils y associent des collections d’images – dont celles-ci réalisées à New York pour l’occasion – qui, activées par de petits programmes, redistribuent les images dans une dimension filmique continue sur les parois de cet espace virtuel.

Le rythme de défilement des images et la vitesse de déambulation dans cet espace produisent un effet d’infini et de vertige qui n’est pas sans évoquer l’écho du brassage mondialisé des objets et des marchandises.

C’est la première présentation à New York de ce duo d’artistes français. Ils travaillent ensemble depuis 1990 et produisent des œuvres qui sont autant d’opérations de dilatation et d’étirements en tous sens de l’image photographique.

Loin de la théorie de l’instant décisif, leurs images proposent plutôt des états probables, instables et transitoires.

Leur démarche générique associe les outils  de la modélisation électronique, de la recherche mathématique, non pas pour illustrer mais pour faire l’expérience de l’instabilité de l’image.

Au-delà des catégories artistiques, scientifiques, technologiques, René Sultra et Maria Barthélémy agglomèrent différents champs de pensée et de recherche (philosophie, physique, sociologie…) pour construire une communauté du langage numérique. Cette dynamique de réflexion les amène à créer des images ludiques et colorées, qui s’animent et prennent de l’indépendance.

 

Curator : MAGP //// Martine Michard

Maison des arts Georges Pompidou – contemporary art centre and international artists residency program  – Cajarc /Lot – France